15/01/2018

Bientôt des caméras de surveillance dans les cimetières ?

C'est un sujet dont parlent malheureusement de plus en plus les médias : la profanation des tombes. Les morts doivent être respectés ; dans certains peuples, ils font l'objet même de vénération. Le problème de la profanation des tombes semble aussi vieux que l'apparition des sépultures, mais ses conséquences restent très négatives. En plein vingt-et-unième siècle, il est triste de constater que ce phénomène déshonorant tant pour la mémoire du défunt que pour la société perdure. Il est donc nécessaire de prendre des mesures appropriées, afin de garantir la quiétude aux âmes dans l'au-delà. La profanation des tombes peut en effet être jugulée, si les moyens adéquats sont mis en œuvre à cette fin.


Profanation de tombes : de quoi s'agit-il ?

La profanation est une dégradation volontaire et matérielle d'un édifice funéraire. Elle vise à bafouer l'honneur et à désacraliser les yeux reconnus comme sacrés. Il existe plusieurs sortes de profanation :
  • Des profanations dites satanistes qui concernent presque toujours les monuments funéraires chrétiens. Elles ont donc un caractère anti-chrétien et consistent notamment en des inscriptions du genre le 666 par exemple ;
  • Des actes de profanations contre les musulmans ou contre les juifs, avec une recrudescence de ces derniers depuis quelques années ;
  • Des inscriptions antimilitaristes qui concernent des monuments aux morts tués durant une guerre.
Dans un cas comme dans un autre, il est important de parer à cette pratique dont les conséquences peuvent être fâcheuses. La profanation du cimetière juif de Carpentras dans les années 1990 a notamment suscité beaucoup d'émoi et de colère.

Progression inquiétante des actes d'atteinte aux morts

Depuis quelques années, le nombre d'actes de vandalisme vis-à-vis des édifices funéraires n'a fait que croître. En 2014, on dénombrait plus de deux profanations de tombes par jour selon un spécialiste des pompes funèbres Lutèce International. En 2005, il s'agissait d'environ une profanation de tombe tous les deux jours. Cette statistique inquiétante n'augure rien de bon pour les défunts et leurs familles, ni même pour la société. Les quelques personnes interpellées pour profanation de tombes affirment souvent avoir agi sans motivation idéologique. Certains parlent de jeu, de défi, de mimétisme ou même de désœuvrement. La profanation serait-elle alors devenue un passe-temps pour individus en manque de sensations fortes ? Il devient donc nécessaire d'envisager des mesures appropriées, afin d'endiguer ce phénomène.

La technologie au service des défunts ?

Il y a juste quelques mois à Metz, une cinquantaine de tombes ont été dégradées sans aucune raison. La législation funéraire qui reconnait aux morts respect et dignité ne semble pas suffire pour régler le problème. Il faudrait qu'une solution globale et plus pratique soit mise en œuvre pour que les tombes ne soient plus profanées. L'idéal aurait été une présence permanente de vigiles en nombre suffisant dans les cimetières. Mais, vu le nombre des lieux d'inhumation, ainsi que la logistique que cela nécessiterait, cette solution est inappropriée. On peut cependant sérieusement envisager l'introduction de caméras de surveillance dans les cimetières. Ces dernières permettront un quadrillage et une surveillance ininterrompus des sites funéraires ; un effet dissuasif qui, on l'espère, viendra à bout de la profanation des tombes.

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